dimanche 27 septembre 2009

Satisfait ou...

Emplettes dans un "grand magasin de meubles préfabriqués à monter soi-même", un samedi en fin de matinée. Beaucoup de monde, nous arrivons à la caisse l'estomac dans les talons. Une charmante hôtesse nous invite à essayer les "caisses rapides", où l'on scanne soi-même ses achats. Nous nous exécutons, et l'opération est somme toute effectivement assez rapide.
Poussant notre chariot, nous nous dirigeons donc lestement vers la sortie quand une autre hôtesse nous aborde, un document dans les mains, nous proposant de participer à une enquête de satisfaction sur le magasin. La faim nous talonnant toujours, nous rejetons poliment mais rapidement sa proposition et nous hâtons vers la porte.
Un jeune employé nous interpelle alors, lui aussi portant un document à la main. "C'est pour un contrôle chariot", nous annonce-t-il. Imperturbable, toute ma concentration étant dirigée vers l'objectif de charger nos achats dans la voiture pour enfin pouvoir aller manger, je lui réponds poliment et toujours sans m'arrêter : "il roule très bien !" Mais le jeune homme insiste. Je lui réitère ma réponse, "il roule vraiment bien !", avant de comprendre que ce n'est pas une autre enquête mais un contrôle pour vérifier que nous avons bien payé tout ce que ledit chariot contient... oups.

samedi 19 septembre 2009

Stocks alimentaires

Une des missions après laquelle je cours toute l'année, c'est la tenue des stocks alimentaires du collège. Généralement quand l'Agent comptable me réclame leur montant, je ne suis jamais à jour... je dois alors résorber le retard en quelques jours. Et de m'atteler à la tâche fastidieuse d'entrer dans l'ordinateur les quantités et prix de toutes les denrées achetées pour nourrir 450 têtes blondes quatre midis par semaine sur plusieurs mois. Tâche tellement fastidieuse que j'en rêve alors la nuit : nombre de boîtes de conserves de haricots verts, kilogrammes d'ananas, litres de vin de cuisson, division du prix d'un carton de Vache qui rit par le nombre d'unités contenues dans ledit carton... le plus incroyable est que j'arrive encore à manger sans avoir la nausée.
-

Et miraculeusement, depuis la rentrée, je suis à jour. Ayant profité des vacances d'été pour résorber mon retard, cela fait maintenant quinze jours que j'arrive à consacrer dix minutes quotidiennes à rentrer les livraisons et sortir les consommations du jour. Certes, j'ai recommencé à faire des heures supp' à tire larigot, mais quelle tranquillité d'esprit ! On ne peut pas tout avoir...

dimanche 13 septembre 2009

Rentrée

Tous les ans depuis un âge que ma mémoire a effacé, je "rentre". Cette année, je suis rentrée en marge. J'ai eu l'impression de me décentrer, de devenir spectatrice d'événements et d'en subir le cours au lieu de contrôler mon temps pour les tâches habituelles d'une rentrée scolaire. Le résultat est inévitable : j'ai déjà pris du retard dans mon travail. Mais paradoxalement mon stress, lui, est resté en vacances. Ou plutôt, il doit être en sommeil, submergé par la conscience que la vie est bien trop courte pour ne pas essayer de rendre chaque instant le plus souriant possible. Alors oui, je croule déja sous un tas de paperasse et de problèmes matériels, oui j'ai mal au dos depuis que j'ai stupidement glissé dans ma douche la semaine dernière, mais je ne me dépareille pas (encore ?) d'une certaine sérénité. Je croise les doigts pour que ça dure...

samedi 5 septembre 2009

Dur

Aujourd'hui j'aurais dû aller jouer du violon à une fête de mariage. Mais la vie est imprévisible, je me suis retrouvée au cimetière autour du cercueil d'un bébé. Et tout ce que j'ai pu dire, ou plutôt sangloter aux parents de l'enfant, c'est un lamentable "je suis tellement désolée". Parce qu'il n'y a rien à dire, n'est-ce pas ?
Unique consolation : l'insolent soleil s'était caché derrière un épais tapis de nuages.

lundi 31 août 2009

...

...vraiment trop insolent.

samedi 29 août 2009

Déplacé

J'ai toujours trouvé étrange et insolent que le soleil continue à briller quand pour certains le temps est douloureusement en suspens. Comme un bienfait déplacé...

vendredi 28 août 2009

Machu Picchu

J'ai pris un train comme il n'y en a plus en Europe, j'ai mis la musique de mon enfance dans mes oreilles, et un autocar m'a élevée sur le flanc de la montagne tropicale. Le coeur battait de plus en plus vite à mesure que le fond de la vallée s'éloignait. Au détour d'un lacet, j'ai par hasard tourné la tête. Alors les larmes ont jailli, discrètes et pudiques. Devant mes yeux émerveillés se tenait la ville inca du Machu Picchu, plus belle et plus saisissante que ce que mon imagination avait pu inventer. Et tandis que mon corps se déplaçait dans ce décor si longtemps rêvé, toutes les émotions de mes dix ans m'enveloppaient et plus rien d'autre n'existait autour.
-

lundi 24 août 2009

Chemins incas

J'ai quitté les rives du lac Titicaca pour une randonnée d'une semaine sur les sommets andins le long de chemins tissés par les Incas il y a plus de cinq cents ans. Je côtoie les troupeaux de lamas, j'esquive les cactus, j'escalade les terrasses millénaires, j'admire les sommets enneigés au loin. Chaque soir je revêts mon poncho et mon bonnet pour me tenir chaud. Au détour d'un col, une petite ascension supplémentaire (optionnelle) pour virevolter à plus de 4 500 m, toute étonnée de ma vivacité préservée à une telle altitude. Redescendue à 3 800 m, je participe à un irréel match de football au milieu de ruines incas, le souffle court mais le coeur halluciné. Pincez-moi, j'ai dû rêver tout cela !
-

dimanche 23 août 2009

Titicaca

Passé un col à 4 900 mètres d'altitude, découverte du lac Titicaca, du village paysan de Llachon sur ses berges, des îles de roseaux habitées par les Uros.
Petit bain de pied à 3 800 mètres en compagnie de Sonia, 9 ans, qui a hâte de grandir pour pouvoir troquer son bonnet chamaré pour un chapeau tout aussi coloré de femme mariée.

lundi 3 août 2009

Arequipa

A 2 400 mètres d'altitude, au pied d'un volcan culminant à plus de 6 000 mètres, se trouve la ville d'Arequipa, Pérou. J'ai flâné dans ses rues calmes (dimanche oblige), admiré les montagnes alentour, découvert les dédales colorés de son monastère, goûté la viande d'alpaga et de cochon d'Inde. Et je m'apprête à tutoyer des hauteurs inconnues en Europe...