mercredi 3 septembre 2008

Coming soon

Hier j’ai appris le décès de Don Lafontaine. Qui ?! Don Lafontaine, dont la voix est immanquablement gravée dans la mémoire de tous les cinéphiles anglophones. Cette voix grave qui, avec le plus grand sérieux, récitait les textes des bandes-annonces des films. Des textes devenus caricaturaux à force de manque d’originalité.
In a far away land -- a story -- that no one would have dared to imagine -- is about to happen...
Farewell, Don, trailers will never be the same.

jeudi 28 août 2008

Incongru

Août 2008, randonnées en solitaire dans les Alpes. Mon keffieh, décidément bien efficace contre le soleil et le vent d’altitude, suscite des lueurs d’étonnement amusé dans les yeux des autres marcheurs. Jusqu’au télécabine emprunté pour accéder à la pointe du Caron. Lorsque je pénètre dans la cabine, quelle n’est pas ma surprise d’y découvrir une famille complète de Juifs orthodoxes, chapeaux noirs, papillotes et ficelles sur le pantalon. L’échange de regard est moins amusé, la tension se fait palpable. L’employé du télécabine doit se pincer pour vérifier qu’il ne rêve pas. Etonnant comme un accoutrement fonctionnel peut changer une atmosphère…

jeudi 7 août 2008

Description

Un jour je suis par hasard tombée sur un film, deux jeunes hommes s’étaient perdus dans le désert et tentaient de retrouver leur chemin. Je n’ai pas pu me décrocher de mon écran, happée par leur errance. C’était, ai-je découvert plus tard, un film appelé Gerry.
Lorsque j’ai lu le premier chapitre de A Discovery of Strangers, le même phénomène s’est produit : la course des caribous m’a littéralement subjuguée.
Dans les deux cas, j’ai entendu les commentaires négatifs d’autres personnes : « C’est nul, il ne se passe RIEN ! » Certes. Mais un récit doit-il nécessairement se focaliser sur de l’action pour prendre toute sa valeur ? Quid de la description ? Si la plume de Rudy Wiebe et la caméra de Gus Van Sant m’ont hypnotisée, c’est par leur habileté à créer une atmosphère, un environnement, c’est par leur capacité à transmettre les émotions du caribou attrapé par un loup dans la neige canadienne et de Gerry s'éteignant sous le soleil de la Vallée de la mort.

mardi 5 août 2008

Le Monstre des Gorges du M'Goun


Dans la région du Haut Atlas marocain se trouve une vallée reculée abritant quelques villages berbères le long de la rivière du M’Goun.
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J’ai franchi le col d’Ait Imi (2905m) pour y accéder, et j’ai arpenté avec délice les sentiers longeant les cultures.
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Puis je me suis aventurée dans les mystérieuses gorges du M’Goun.
Au pied d’impressionnantes falaises rougeoyantes, la paisible rivière s’est alors transformée en torrent. L’eau tourbillonnante ébranlait mes jambes, les parois de pierre se refermaient sur moi. Mais inconsciente du danger, je continuais ma progression.


C’est alors que le Monstre des Gorges est sorti de sa tanière…

Une histoire de Joha

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Un jour Joha prend le bateau. Au milieu du trajet, le bateau commence à prendre l’eau. Le capitaine ordonne alors de distribuer des seaux et d’écoper. Tout le monde s’exécute.

Mais au lieu de remplir son seau dans le bateau et le vider dans la mer, Joha fait le contraire. Le capitaine s’en aperçoit.

- Mais qu’est-ce qu’il fait, cet idiot ?! Ah, c’est toi, Joha. Qu’est-ce qui te prend de remplir le bateau au lieu de le vider ?!

Joha lui répond :

- Mon père m’a toujours dit de me mettre du côté du plus fort !

samedi 26 juillet 2008

Préparatifs

Demain je pars pour le Maroc, plus précisément pour le Haut Atlas.
Totale découverte, je n’ai aucune idée des paysages que je vais rencontrer, des températures que je vais supporter, des personnes que je vais côtoyer.
Alors j’emporte un appareil photo, des vêtements pour tous temps, Nathaniel Hawthorne, et mon carnet de pensées nordiques quand bien même je vais au sud.
A l’aventure !

dimanche 20 juillet 2008

« Pilate, qu’as-tu fait ?! »

Ces derniers week-ends, j’ai assisté à onze chemins de croix, onze crucifixions, onze résurrections, et j’ai exécuté vingt deux fois l’Alléluia du Messie de Haendel. Bienvenue au Théâtre de la Passion de Nancy.
En ce qui concerne les questions de religion, l’athée que je suis se fait généralement très précautionneuse, tant pour y entrer que pour émettre des jugements, avec la réserve de l’étrangère invitée en un lieu inconnu. Curieuse tant des exécutants que du public d’une fresque biblique, j’avoue cependant avoir frôlé l’overdose.
Et ce n’est pas parce que, comme s’en étonnait un autre musicien, « c’est comme pour le Titanic, on connaît la fin dès le début mais on assiste quand même aux cinq heures de spectacle ! ».
Je chanterais vingt fois la Passion Selon St Jean de Bach, répétant sans me lasser « Nicht diesen, sondern Barrabam ! ». J’écouterais vingt fois une soprano entonner le « Stabat mater dolorosa juxta crucem lacrimosa » de Pergolèse. Mais entendre une fois de plus dans la langue de Molière que « Jésus est ressuscité !!» est au-dessus de mon degré de tolérance de non-croyante. Brassens avait bien raison, « sans le latin, la messe nous emmerde » !

Vincent Van Gogh, Piéta

vendredi 18 juillet 2008

Fourbue

Fourbue mais heureuse. Mal au dos, mal aux doigts, mal aux reins. Les responsables : Mozart et Pergolèse. Ce qu’il y a de bien avec la musique, c’est qu’elle sollicite à la fois le corps et l’esprit. La fatigue physique permet un repos réellement réparateur, et l’accaparement de l’esprit empêche de trop penser à l’absent.


mercredi 16 juillet 2008

Vacances !!

Tout arrive, je suis enfin en vacances. Légèreté de la conscience libérée, repos des siestes réparatrices, enthousiasme du temps libre.
Au programme : repos, musique, randonnée, voyage, et flânerie. Dans le désordre et au pluriel.

lundi 14 juillet 2008

Sur la brèche

Se lever tôt, bon. Avoir plus de travail que n’en peut être humainement absorbé, d’accord. Lot quotidien. Mais besoin impératif de vacances quand la pression ne retombe plus. Besoin vital de coupure totale. Vivement mercredi midi.