mercredi 9 janvier 2008

Où le chat se mord la queue

J'ai franchi le seuil de la boutique France Télécom sans savoir que je pénétrais dans la quatrième dimension
« Mademoiselle ? » J'explique que j'ai souscrit un forfait avec trois numéros illimités et que bizarrement je ne peux plus les appeler pour cause de « forfait épuisé ». « Il faut appeler le service clients pour cela. » Certes, mais je n'arrive pas à les joindre malgré plusieurs essais depuis plusieurs semaines afin de résilier mon autre forfait, je me suis donc déplacée pour obtenir une explication. Le vendeur m'entraîne à contrecœur vers un ordinateur où il saisit mes coordonnées. « Avec votre type de forfait, il n'existe pas d'option 3 numéros. » ??? Mais le vendeur a coché la case devant moi dans l'ordinateur et a même saisi les trois numéros en question ! « Impossible, l'option 3 numéros n'existe pas avec votre type de forfait. » § !@?&*!% « Comment s'appelait votre vendeur ? » § !@?&*!% Mais qu'est-ce que j'en sais, moi ? Je ne lui ai pas demandé de pièce d'identité !
« Si vous voulez en savoir plus, il faut appeler le service clients. » Mais où suis-je ici sinon dans une boutique où l'on SERT (du verbe « servir », nom commun « service ») les CLIENTS ? Généreusement, le vendeur compose le numéro du « service clients » officiel et me tend le combiné pour que je me démerde seule, car il s'en retourne lui-même vers d'autres clients peut-être plus prometteurs.
« Votre temps d'attente est de – moins d'une minute. » Chouette, je n'ai jamais réussi à aller aussi loin dans mes tentatives précédentes. « Machine Bidule à votre service, que puis-je faire pour vous ? » Rebelote, blablabla, blablabla. « Effectivement, l'option 3 numéros illimités n'est pas activée. » ???? Mais alors c'est bien possible de l'activer ? « Tout à fait. » Bon. Procédons, alors. En espérant que cette fois, ce sera plus efficace que la tentative initiale.

Alors ma facture s'élèvera donc bien à 21,00 € ? « Non, à 24,00 €. » Ah bon ? Mais le forfait est à 17,00 € et l'option à 4,00 € ! « Votre forfait est à 20,00 €. C'est à 17,00 € quand l'option 24 mois est activée. » Mais c'est le cas ! « Non. » Bon. Reprocédons, alors. « Ca vous fera donc 19,00 €. » ?!?! 21, vous voulez dire ? « Non, 19,00 €. Le forfait à 17,00 € et l'option à 4,00 €. 17 et 4, 19. » …ouuiii. Mais non, en fait, je vous assure que ça fait 21. « Ah oui, vous avez raison. » Merci.
Puis-je abuser de vos services et résilier mon autre forfait ? « Oui, bien sûr. » !! Enfin j'étais ressortie de la quatrième dimension !

mercredi 2 janvier 2008

Neige


Quatre jours à la neige, soleil et ciel bleu. Promenades à ski, en raquettes, ou juste à pied. Souvenir des temps innocents, et mémorables instants pour l'avenir.

dimanche 2 décembre 2007

Retour au calme

Après un mois de novembre très bousculé, j'apprécie une petite pause avant de rempiler pour une ligne droite de trois semaines. Boulot boulot, visites de famille, boulot boulot, répétitions de choeur, boulot boulot, sommeil réparateur, boulot boulot. Budget voté, concert passé, sommeil rattrapé, j'accueille le mois de décembre avec sourire.
D'autres concerts, d'autres travaux comptables, d'autres fêtes de famille en perspective. C'est la vie !

dimanche 4 novembre 2007

Dibanche au chaud

Citronnades
-----Paracétamol
----------Mouchoirs
---------------Canapé

--------------------Siestes

vendredi 2 novembre 2007

English is delicious

J’ai configuré mon ordinateur pour écrire en alphabet cyrillique. Maintenant je peux faire des recherches sur Internet directement en russe.

Chouette, me direz-vous. Le problème est que mon niveau de russe est plus qu’insuffisant pour profiter des résultats de mon moteur de recherche. Le terme le plus adéquat pour décrire mon sentiment est : frustrant.
Frustrant parce qu’Internet est le royaume de l’anglais, langue que je maîtrise suffisamment pour n’avoir jamais éprouvé la moindre difficulté à exploiter les informations qu’Internet me fournit. Me retrouver devant une page incompréhensible est une expérience nouvelle, une barrière inhabituelle, une entrave frustrante. C’est décidé, je me remets au russe.

mercredi 31 octobre 2007

"Le Bateau de ma chambre"

J’ai vu des pas sur la neige
C’est le lièvre ou le renard
J’ai vu des pas sur la neige
C’est ma sœur qui rentre tard

Je suis tout seul en décembre
Mes amis s’en sont allés
Et le bateau de ma chambre
Loin de vous s’est échoué


Ce dernier jour d’octobre recouvert par le brouillard ressemble furieusement à ce texte de Gaby Marchand.

samedi 27 octobre 2007

Le Son de l'autre violon

Dans ma jeunesse, j’adorais jouer au volley-ball. Je me jetais sur toutes les balles et j’arborais mes bleus aux genoux avec fierté. Par contre un ennui mortel me prenait à regarder jouer les professionnels, le jeu semblant alors devenir d’une facilité déconcertante et perdant donc tout son intérêt.

Curieusement, avec le violon, c’est l’inverse. Je me cache pour jouer, consciente de mes fausses notes et de mon archet mal assuré. Et je prends un plaisir immense à écouter l’autre violon, celui qui virevolte sous les doigts des virtuoses et qui ne laisse pas entendre la difficulté.
s

vendredi 26 octobre 2007

De l'art de vider son grenier

Je suis arrivée à un point où les contingences matérielles me fatiguent. J’ai connu sept déménagements dans ma vie, sans compter les assistances aux amis et à la famille. La vue d’un objet inutile m’est devenue relativement insupportable ces derniers temps, je rêve d’une vie de pionnier dans une cabane au fond des bois. J’ai donc décidé de me débarrasser de toutes ces bricoles que je traîne avec moi depuis ma naissance, en conservant cependant un minimum de souvenirs.

Pour ce faire, j’ai choisi l’option « vide-grenier » un dimanche d’octobre, place de la Carrière à Nancy. J’ai posé deux tréteaux et une grande planche, j’ai recouvert le tout d’un vieux drap vert, et j’ai disposé mon bric-à-brac à la lueur des lampes matinales. Les passants sympathiques et souriants ont assez vite pris le relais des brocanteurs fouineurs et pressés. J’avais prévu la boîte de bonbons pour les petits mais aussi pour les grands, un bol de gadgets sans valeur servait de petit cadeau bonus, et la journée s’est déroulée sous un soleil agréable à regarder défiler les badauds qui, eux, semblaient apprécier de s’encombrer des babioles en tous genres que je vendais, il est vrai, à des prix défiant toute concurrence. Une cliente s’est même étonnée du tarif de 50 centimes que je venais de lui annoncer pour un casque de policier londonien. « Ca reste un bout de plastique », lui ai-je répondu. « Mais vos voisins vendent beaucoup plus cher ! » « C’est un vide-grenier et non une brocante, je refuse de monter les prix. »

Le résultat final fut stupéfiant. A la fin de la journée j’avais devant moi trois petits cartons au lieu des vingt initiaux, et ma cagnotte se montait à plus de 300,00 € ! Mon but était atteint et j’avais fait des heureux, y compris le petit garçon qui s’était payé un ballon de foot Adidas cuir véritable en parfait état dans son filet pour la modique somme de 50 centimes. Je ne serai jamais riche sur mon compte en banque, mais le regard de ce gamin devant son petit porte-monnaie vaut tout l’or du monde.

mercredi 24 octobre 2007

De l'importance du Nutella

Quand j’ai un peu le blues, quand le moral n’est pas au beau fixe, j’ai tendance, assez communément, à me rabattre sur un pot de Nutella. Le mystère apparaît lorsque j’ouvre le pot de Nutella alors que tout va bien et que je respire le bonheur. Ce produit magique a la faculté unique de décupler mon sentiment de contentement.


Unique ? Non, il en existe un autre, pas si éloigné. Un jour mon amie Sarah, étudiante américaine en charge d’un cours d’anglais à la faculté de Nancy, a eu l’heureuse idée de motiver ses étudiants avec des friandises achetées au hasard au supermarché local. « Quand j’ai sorti les œufs Kinder de mon sac, à mon très grand étonnement, mes étudiants se sont instantanément transformés en enfants de 6 ans ! »

De là à conclure que Ferrero détient un pouvoir insoupçonné sur le moral des Européens…

dimanche 21 octobre 2007

The Lord's Prayer

Je ne suis pas croyante, pas même baptisée, et je ne pénètre généralement dans une église que pour son intérêt architectural, pour y donner un concert ou pour marier ou enterrer une connaissance elle-même croyante. Cependant j’aime le calme des églises, la sérénité qui s’en dégage, et il m’arrive parfois d’envier les croyants de pouvoir se raccrocher à l’image d’un Dieu protecteur et d’un monde de l’au-delà.

Mais fondamentalement, je crois que la transcendance est en chacun de nous et qu’elle définit notre humanité. Si je pense que la mort est la fin, je crois aussi que nous n’existons pas que dans notre propre corps mais surtout dans notre esprit et dans l’esprit de tous ceux que nous connaissons. Il n’est donc pas besoin d’attendre une hypothétique retrouvaille « après la mort » car la relation ne fait que se transformer par le décès de l’un. Nous continuons à projeter dans l’absent des intentions et des pensées. Simplement nous ne recevons plus de réponse extérieure à cette projection. A nous de l’inventer pour combler notre manque.