mardi 5 août 2008

Le Monstre des Gorges du M'Goun


Dans la région du Haut Atlas marocain se trouve une vallée reculée abritant quelques villages berbères le long de la rivière du M’Goun.
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J’ai franchi le col d’Ait Imi (2905m) pour y accéder, et j’ai arpenté avec délice les sentiers longeant les cultures.
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Puis je me suis aventurée dans les mystérieuses gorges du M’Goun.
Au pied d’impressionnantes falaises rougeoyantes, la paisible rivière s’est alors transformée en torrent. L’eau tourbillonnante ébranlait mes jambes, les parois de pierre se refermaient sur moi. Mais inconsciente du danger, je continuais ma progression.


C’est alors que le Monstre des Gorges est sorti de sa tanière…

Une histoire de Joha

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Un jour Joha prend le bateau. Au milieu du trajet, le bateau commence à prendre l’eau. Le capitaine ordonne alors de distribuer des seaux et d’écoper. Tout le monde s’exécute.

Mais au lieu de remplir son seau dans le bateau et le vider dans la mer, Joha fait le contraire. Le capitaine s’en aperçoit.

- Mais qu’est-ce qu’il fait, cet idiot ?! Ah, c’est toi, Joha. Qu’est-ce qui te prend de remplir le bateau au lieu de le vider ?!

Joha lui répond :

- Mon père m’a toujours dit de me mettre du côté du plus fort !

samedi 26 juillet 2008

Préparatifs

Demain je pars pour le Maroc, plus précisément pour le Haut Atlas.
Totale découverte, je n’ai aucune idée des paysages que je vais rencontrer, des températures que je vais supporter, des personnes que je vais côtoyer.
Alors j’emporte un appareil photo, des vêtements pour tous temps, Nathaniel Hawthorne, et mon carnet de pensées nordiques quand bien même je vais au sud.
A l’aventure !

dimanche 20 juillet 2008

« Pilate, qu’as-tu fait ?! »

Ces derniers week-ends, j’ai assisté à onze chemins de croix, onze crucifixions, onze résurrections, et j’ai exécuté vingt deux fois l’Alléluia du Messie de Haendel. Bienvenue au Théâtre de la Passion de Nancy.
En ce qui concerne les questions de religion, l’athée que je suis se fait généralement très précautionneuse, tant pour y entrer que pour émettre des jugements, avec la réserve de l’étrangère invitée en un lieu inconnu. Curieuse tant des exécutants que du public d’une fresque biblique, j’avoue cependant avoir frôlé l’overdose.
Et ce n’est pas parce que, comme s’en étonnait un autre musicien, « c’est comme pour le Titanic, on connaît la fin dès le début mais on assiste quand même aux cinq heures de spectacle ! ».
Je chanterais vingt fois la Passion Selon St Jean de Bach, répétant sans me lasser « Nicht diesen, sondern Barrabam ! ». J’écouterais vingt fois une soprano entonner le « Stabat mater dolorosa juxta crucem lacrimosa » de Pergolèse. Mais entendre une fois de plus dans la langue de Molière que « Jésus est ressuscité !!» est au-dessus de mon degré de tolérance de non-croyante. Brassens avait bien raison, « sans le latin, la messe nous emmerde » !

Vincent Van Gogh, Piéta

vendredi 18 juillet 2008

Fourbue

Fourbue mais heureuse. Mal au dos, mal aux doigts, mal aux reins. Les responsables : Mozart et Pergolèse. Ce qu’il y a de bien avec la musique, c’est qu’elle sollicite à la fois le corps et l’esprit. La fatigue physique permet un repos réellement réparateur, et l’accaparement de l’esprit empêche de trop penser à l’absent.


mercredi 16 juillet 2008

Vacances !!

Tout arrive, je suis enfin en vacances. Légèreté de la conscience libérée, repos des siestes réparatrices, enthousiasme du temps libre.
Au programme : repos, musique, randonnée, voyage, et flânerie. Dans le désordre et au pluriel.

lundi 14 juillet 2008

Sur la brèche

Se lever tôt, bon. Avoir plus de travail que n’en peut être humainement absorbé, d’accord. Lot quotidien. Mais besoin impératif de vacances quand la pression ne retombe plus. Besoin vital de coupure totale. Vivement mercredi midi.

samedi 12 juillet 2008

Retour à la vie

Six mois de silence parce que quatre mois de bonheur musical brutalement interrompus par deux mois de souffrance.


25 avril 2008 : celui qui m’a donné la vie s’en est prématurément allé. Depuis, la conscience aiguë de tout ce qu’il m’a légué m’envahit quotidiennement.


Mais il faut réapprendre à vivre, il faut profiter pleinement de chaque instant, il faut goûter le bonheur. Parce que c’est ce qu’il m’a appris, parce que demain est incertain.


Carpe Diem.

mercredi 9 janvier 2008

Où le chat se mord la queue

J'ai franchi le seuil de la boutique France Télécom sans savoir que je pénétrais dans la quatrième dimension
« Mademoiselle ? » J'explique que j'ai souscrit un forfait avec trois numéros illimités et que bizarrement je ne peux plus les appeler pour cause de « forfait épuisé ». « Il faut appeler le service clients pour cela. » Certes, mais je n'arrive pas à les joindre malgré plusieurs essais depuis plusieurs semaines afin de résilier mon autre forfait, je me suis donc déplacée pour obtenir une explication. Le vendeur m'entraîne à contrecœur vers un ordinateur où il saisit mes coordonnées. « Avec votre type de forfait, il n'existe pas d'option 3 numéros. » ??? Mais le vendeur a coché la case devant moi dans l'ordinateur et a même saisi les trois numéros en question ! « Impossible, l'option 3 numéros n'existe pas avec votre type de forfait. » § !@?&*!% « Comment s'appelait votre vendeur ? » § !@?&*!% Mais qu'est-ce que j'en sais, moi ? Je ne lui ai pas demandé de pièce d'identité !
« Si vous voulez en savoir plus, il faut appeler le service clients. » Mais où suis-je ici sinon dans une boutique où l'on SERT (du verbe « servir », nom commun « service ») les CLIENTS ? Généreusement, le vendeur compose le numéro du « service clients » officiel et me tend le combiné pour que je me démerde seule, car il s'en retourne lui-même vers d'autres clients peut-être plus prometteurs.
« Votre temps d'attente est de – moins d'une minute. » Chouette, je n'ai jamais réussi à aller aussi loin dans mes tentatives précédentes. « Machine Bidule à votre service, que puis-je faire pour vous ? » Rebelote, blablabla, blablabla. « Effectivement, l'option 3 numéros illimités n'est pas activée. » ???? Mais alors c'est bien possible de l'activer ? « Tout à fait. » Bon. Procédons, alors. En espérant que cette fois, ce sera plus efficace que la tentative initiale.

Alors ma facture s'élèvera donc bien à 21,00 € ? « Non, à 24,00 €. » Ah bon ? Mais le forfait est à 17,00 € et l'option à 4,00 € ! « Votre forfait est à 20,00 €. C'est à 17,00 € quand l'option 24 mois est activée. » Mais c'est le cas ! « Non. » Bon. Reprocédons, alors. « Ca vous fera donc 19,00 €. » ?!?! 21, vous voulez dire ? « Non, 19,00 €. Le forfait à 17,00 € et l'option à 4,00 €. 17 et 4, 19. » …ouuiii. Mais non, en fait, je vous assure que ça fait 21. « Ah oui, vous avez raison. » Merci.
Puis-je abuser de vos services et résilier mon autre forfait ? « Oui, bien sûr. » !! Enfin j'étais ressortie de la quatrième dimension !

mercredi 2 janvier 2008

Neige


Quatre jours à la neige, soleil et ciel bleu. Promenades à ski, en raquettes, ou juste à pied. Souvenir des temps innocents, et mémorables instants pour l'avenir.